Je propose un travail d’accompagnement thérapeutique assisté par l’animal au sein des institutions accueillant des enfants présentant diverses difficultés ou handicaps.
Lors d’une première entrevue, un projet thérapeutique particulier est établi en étroite collaboration avec l’équipe soutenant l’enfant dans son quotidien. Un endroit sera choisi pour que la rencontre avec l’animal puisse se produire dans de bonnes conditions. Selon ce que je saurai des difficultés de l’enfant, je proposerai un animal qui correspondra à la problématique évoquée et au désir du patient.
Une fréquence de rencontre sera déterminée. Après trois séances, un temps d’arrêt sera proposé pour énoncer les difficultés rencontrées par chacun, ajuster le projet et décider ou non de la pertinence de sa poursuite. Si le patient et moi-même, nous nous engageons dans une rencontre thérapeutique, un bilan sera effectué au terme des dix séances en présence de l’équipe entourant l’enfant. Une grille d’observation sera présentée afin d’objectiver au mieux les progrès réalisés.
On peut définir la zoothérapie en institution comme une intervention individuelle avec un animal sélectionné et introduit auprès d’une personne chez qui on désire développer le potentiel affectif, moteur cognitif et social. Pour chacun des enfants, un plan individuel d’intervention est développé et s’insère dans le programme de l’institution ; la création d’un projet individuel nécessite donc une étroite collaboration avec l’équipe éducative, psychologique et l’intervenant en zoothérapie. On y trouve l’analyse des besoins de l’enfant du milieu, la formulation d’objectifs à atteindre et les stratégies d’intervention sans toutefois déterminer ce qui émergera durant la séance même et qui pourrait émerger sous forme de surprises. Une place importante sera laissée à l’étonnement et l’inattendu de la rencontre entre l’enfant et l’animal.
Je propose que la relation avec un animal particulier puisse s’établir durant plusieurs séances. En effet, c’est dans ce cadre particulier que pourront se jouer et se vivre toutes les émotions que l’enfant partage avec son entourage et sa famille. J’entends par là qu’il n’y a pas d’obligation à rencontrer le même animal durant un an, mais à engager une relation telle qu’elle puisse se vivre avec les autres et se colorer de toute une série de sentiments comme la joie, l’agacement, la tristesse, la colère ou encore la déception. Car, c’est aussi en traversant ces diverses émotions que l’enfant peut se sentir grandi d’une expérience positive et enrichissante.